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Chronique : Danse interdite !

Décidément  l’arène politique est devenue un refuge pour les singeries de toutes sortes. La question Palestinienne ou l’éternel dilemme ne cessent d’interpeller les commentateurs de tous bords. Chaque jour qui passe nous révèle les rouages d’un jeu mythique que l’on tente de réaliser au mépris de toutes les valeurs universelles. On joue à la politique au moment où des innocents endurent les sempiternelles souffrances  d’un système, pour le moins que l’on puisse dire, inhumain. Le 13 décembre 1980, la Knesset  a adopté la « Loi de Jérusalem ». Une « loi fondamentale » proclamant que cette ville « une et indivisible » et la désigne comme la capitale de l’Etat d’Israël.

Récemment, les sionistes ont achevé la construction d’un Mur pour isoler la partie Nord de Jérusalem, alors que la « farce » du processus de paix chancelante dans l’ivresse politique n’est pas prête d’être relancée. Abbas et consorts feignent de jouer aux négociateurs alors que trente ans de négociation n’ont pas suffi pour  arracher ce « trophée ».

Du côté de l’ONU, Ban Ki-Moon, à son tour, ne cesse de  bouffonner  en faisant croire qu’il est le représentant légitime de cette organisation. Pas besoin de lui fixer les lignes rouges, le bonhomme possède déjà l’art de l’auto-censure quand il s’agit des exactions sionistes.

Que reste-t-il donc comme moyen de lutte pour soutenir un peuple objet d’un sociocide depuis 65 ans bientôt ?

Le boycott ? Et pourquoi pas ? On sait que beaucoup d’activistes   de BDS ont été malmenés par une  justice française sous l’emprise du syndrome sioniste, mais cela n’a nullement découragé les partisans de cette campagne qui a large échelle pourrait faire ses preuves.

A ce propos, un festival de danse orientale a été annulé au Maroc à cause de la participation de danseuses israéliennes. Cette annulation intervient après le début de la mobilisation menée par des députés marocains et des associations pro-palestiniennes.

Autre événement, « l’ami intime des arabes », le tout petit Qatar, vient d’annoncer qu’il accueillerait  le chef d’orchestre israélien Daniel Barenboïm au Festival de Doha pour la Musique et le Dialogue, en coordination avec l’Orchestre du Divan occidental-oriental. C’est la quatrième fois que le Qatar invitait Barenboïm bien qu’il soit un fervent sioniste.
 Alors, que reste-t-il aux danseuses israéliennes malvenues au Maroc ? Je pense que si elles avaient choisi le Qatar elles auraient joui des délices des mille et une nuits. Pas besoin de Shahrazade pour vous raconter la suite.

Chérif Abdedaïm

http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2012-05-07/lnr.pdf

 

 

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À propos de Chérif abdedaim

Poète, écrivain, peintre, sculpteur, chanteur, musicien, psychopédagogue de formation, enseignant, éducateur et journaliste chroniqueur au quotidien national "La Nouvelle République", Chérif Abdedaïm appartient à cette catégorie d’hommes qui forcent le respect grâce aux valeurs morales, linguistiques et artistiques dont témoignent leurs œuvres qu’elles soient écrites, plastiques ou musicales. Chérif Abdedaïm est né le 29 juin 1955 à Constantine. Dès l’âge de 15 ans, son amour pour tout ce qui est art le conduit à fréquenter les grands maîtres du malouf puis du chaâbi, jouant du luth, du violon et du mandole. La lecture de romans, de poésie, de journaux et d’œuvres littéraires sont ses violons d’Ingres depuis sa plus tendre enfance. Friand d’art, de littérature et de peinture, sa passion occupe tout son temps jusqu’à la transcendance. Chérif Abdedaïm respire l’art sous toutes ses couleurs et sans ce dernier, il se sentirait comme sevré de quelque chose de fondamental, aussi ne cesse t-il de faire appel à son imagination créative essayant toujours de se ressourcer dans ses rêves d’enfance, toutes choses qui sont la marque des grands artistes ayant laissé leur empreinte indélébile dans l’histoire. Dans chacune de ses œuvres, on découvre les éternels questionnements de l’homme en quête de la vérité et de la franchise, qualités dont ne peuvent s’accommoder les gens perfides qui, face à la parole sèche et rude de Chérif le fier, le casseur de tabous n’ont aucune place. Chérif, bien qu’inconnu au bataillon des grands écrivains et poètes de la littérature algérienne francophone, ne s’en distinguera pas moins avec deux ouvrages "Aux portes de la méditation" et "Le bouquet entaché" qui sont des œuvres remarquables. "Aux portes de la méditation", édité par Casbah Éditions en 2004, est un essai philosophique qui brasse un large éventail de questionnements auxquels Chérif tente d’apporter une réponse dans un style sinueux, labyrinthique même, où le lecteur se retrouvera engagé dans une voie sans issue et se laissera prendre à la sensation que rien n’est achevé, la vérité ne se livrant comme par bribes difficiles à cerner. Tout ce qui touche à la vie de l’être est décortiqué par ce philosophe qui, au détour de ses questions, appelle le lecteur à sonder la réponse avec en point de mire l’éternelle question autour de la vie et de la mort. "Il y a ceux qui vivent, ceux qui se donnent la mort, ceux qui suivent et ceux qui ne craignent le sort, les humbles convives et ceux qu’on jette dehors, ceux qui ont raison et ceux qui ont tort, il y a ceux qui cachent leurs mots, ceux qui les mâchent, ceux qui les lâchent et ceux qui les crachent. Comme il y a ceux qui jettent leurs mots, ceux qui les répètent, ceux qui les rejettent et ceux qui les projettent…." Cet extrait résume, on ne peut clairement, l’état d’esprit de l’œuvre. L’écrivain au verbe tranchant prêt à ne pas sacrifier ses principes, n’hésite pas à faire part, un tantinet moralisateur, de son jugement sur le comportement, le vice, le courage et la lâcheté de l’être humain. Dans son recueil de poèmes et de maximes "Le bouquet entaché" édité en 2006, Chérif nous berce et nous transporte dans un monde où le beau, le mal, la beauté, la méchanceté, la richesse, le ciel, les étoiles, la nature, la peur, l’orgueil ….se font et se défont au gré des aventures des êtres humains en quête de sensation et de découvertes. " Perfidie, orgueil, médisance et méchanceté/ Indifférence, insouciance, négligence et légèreté/Feront naufrage dans l’océan de Vérité/Quand l’être, enfin épuisé, jugera t-il/Ses actes rebelles et téméraires? /Quand l’être, enfin désabusé signera t-il /Le pacte de la paix sur terre/ Sortis du fin fond de ses tripes, ces vers en appellent pour un monde de paix et de sérénité. Les poèmes sont écrits dans un style brut, on dirait que les mots du poète s’impriment sur la feuille de papier grâce au souffle de sa voix, qui comme celle d’un dragon en danger, tente de se défendre devant un danger mortel quoique invisible. Grave, trop grave le verbe de Chérif. Il n’empêche, Chérif Abdedaïm a également écrit et édité des livres parascolaires à l’intention des lycéens comme "Français en Terminales" paru en 2008, réédité en 2009, le "Dictionnaire de grammaire"" et l’"Orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire" des manuels conformes au programme officiel, les élèves pouvant ainsi disposer de supports pour apprendre plus facilement la langue de Molière. Enfin, Chérif Abdedaïm va dans un très proche avenir récidiver avec une biographie sur Abdelhafid Boussouf dit Si Mabrouk, le père du renseignement algérien, un livre, qui est le résultat de deux années de recherches historiques et de recueil de témoignages auprès de ses compagnons d’armes et de proches. Par : ZAOUI ABDERAOUF (LE MIDI LIBRE DU 19 Décembre 2009)

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