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Chronique : Encore une piètre prestation

Quand on assiste à une grève de 2000 à 2500 prisonniers sans bouger le petit doigt, et qu’on on a peur d’un Intifadah ; quand on supplie son bourreau pour réceptionner des armes légères dont le but est de réprimer des palestiniens, on se demande pour qui travaille Abbas ?

Abbas s’est empressé de « téléphoner au Premier ministre israélien Netanyahou afin de lui présenter ses condoléances pour le décès de son vieux père, mais que par contre il avait gardé le silence au sujet des grèves de la faim de Thaer Halahleh et Bilal Diab (au 75ème jour de leur grève de la faim à l’instant où j’écris), et de la grève de la faim de masse engagée le 17 avril et suivie par près de 2.500 prisonniers. », faisait remarquer récemment une jeune Palestinienne.

Elle a raison de suspecter la position du président de l’AP. Samedi dernier, Mahmoud Abbas a déclaré que ses forces de sécurité « avaient beaucoup de difficultés parce qu’Israël avait refusé d’autoriser l’entrée d’une cargaison d’armes, et qu’il avait « très, très, très peur » de ce qui pourrait arriver si un des prisonniers palestiniens en grève de la faim de longue durée venait à mourir ». Abbas a peur de quoi exactement ? Que le peuple Palestinien se soulève contre l’injustice sioniste ? Et alors ? N’est-ce pas là, le vrai printemps ou faudrait-il réserver cette appellation uniquement à ceux qui se soulèvent contre leur gouvernement ? Vraisemblablement, Abbas ne semble pas aimer le « printemps palestinien ». Il a « peur ». C’est pourquoi, il ne cesse de supplier les bourreaux sionistes et leur lobby. En rencontrant une délégation de J-Street, un lobby américain qui se décrit lui-même comme « pro-Israël et pro-paix », il leur a  dit que « 3.000 fusils en provenance d’Égypte et de Russie et déposés en Jordanie avaient obtenu une autorisation préalable, mais étaient maintenant bloqués et ne pouvaient entrer dans les territoires palestiniens ». « S’ils (Israël, NDLR) m’aident à obtenir les armes, je les aiderai parce que j’encourage la sécurité, » leur a-t-il dit. Il « encourage la sécurité », de qui ? Si c’est celle des Palestiniens, pas besoin donc de lâcher les chiens Dayton pour réprimer les parents des prisonniers venus manifester pour que leurs protégés soient relâchés. Non, Abbas, ne cherche pas leur sécurité, ce qu’il ne cesse de répéter dans ses confusions (entre résistants et terroristes) c’est une  « sécurité  pour arrêter le terrorisme. Nous avons besoin de ces armes légales. J’ai des plaintes de l’appareil sécuritaire : « Nous manquons de fusils et de balles. »

Et cette situation des  prisonniers qui fait peur à Abbas, qu’en pense-t-il ? « J’ai dit aux Israéliens : « S’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plait. Ils ont quelques exigences. Si vous ne leur répondez pas et si quelqu’un meurt aujourd’hui ou demain, ça sera très, très désastreux pour nous ».

Abbas aurait-il donc peur des Palestiniens ? Apparemment, oui ; puisqu’il se range du côté israélien (« ce sera très désastreux pour NOUS »). Encore une piètre prestation.

Chérif Abdedaïm

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À propos de Chérif abdedaim

Poète, écrivain, peintre, sculpteur, chanteur, musicien, psychopédagogue de formation, enseignant, éducateur et journaliste chroniqueur au quotidien national "La Nouvelle République", Chérif Abdedaïm appartient à cette catégorie d’hommes qui forcent le respect grâce aux valeurs morales, linguistiques et artistiques dont témoignent leurs œuvres qu’elles soient écrites, plastiques ou musicales. Chérif Abdedaïm est né le 29 juin 1955 à Constantine. Dès l’âge de 15 ans, son amour pour tout ce qui est art le conduit à fréquenter les grands maîtres du malouf puis du chaâbi, jouant du luth, du violon et du mandole. La lecture de romans, de poésie, de journaux et d’œuvres littéraires sont ses violons d’Ingres depuis sa plus tendre enfance. Friand d’art, de littérature et de peinture, sa passion occupe tout son temps jusqu’à la transcendance. Chérif Abdedaïm respire l’art sous toutes ses couleurs et sans ce dernier, il se sentirait comme sevré de quelque chose de fondamental, aussi ne cesse t-il de faire appel à son imagination créative essayant toujours de se ressourcer dans ses rêves d’enfance, toutes choses qui sont la marque des grands artistes ayant laissé leur empreinte indélébile dans l’histoire. Dans chacune de ses œuvres, on découvre les éternels questionnements de l’homme en quête de la vérité et de la franchise, qualités dont ne peuvent s’accommoder les gens perfides qui, face à la parole sèche et rude de Chérif le fier, le casseur de tabous n’ont aucune place. Chérif, bien qu’inconnu au bataillon des grands écrivains et poètes de la littérature algérienne francophone, ne s’en distinguera pas moins avec deux ouvrages "Aux portes de la méditation" et "Le bouquet entaché" qui sont des œuvres remarquables. "Aux portes de la méditation", édité par Casbah Éditions en 2004, est un essai philosophique qui brasse un large éventail de questionnements auxquels Chérif tente d’apporter une réponse dans un style sinueux, labyrinthique même, où le lecteur se retrouvera engagé dans une voie sans issue et se laissera prendre à la sensation que rien n’est achevé, la vérité ne se livrant comme par bribes difficiles à cerner. Tout ce qui touche à la vie de l’être est décortiqué par ce philosophe qui, au détour de ses questions, appelle le lecteur à sonder la réponse avec en point de mire l’éternelle question autour de la vie et de la mort. "Il y a ceux qui vivent, ceux qui se donnent la mort, ceux qui suivent et ceux qui ne craignent le sort, les humbles convives et ceux qu’on jette dehors, ceux qui ont raison et ceux qui ont tort, il y a ceux qui cachent leurs mots, ceux qui les mâchent, ceux qui les lâchent et ceux qui les crachent. Comme il y a ceux qui jettent leurs mots, ceux qui les répètent, ceux qui les rejettent et ceux qui les projettent…." Cet extrait résume, on ne peut clairement, l’état d’esprit de l’œuvre. L’écrivain au verbe tranchant prêt à ne pas sacrifier ses principes, n’hésite pas à faire part, un tantinet moralisateur, de son jugement sur le comportement, le vice, le courage et la lâcheté de l’être humain. Dans son recueil de poèmes et de maximes "Le bouquet entaché" édité en 2006, Chérif nous berce et nous transporte dans un monde où le beau, le mal, la beauté, la méchanceté, la richesse, le ciel, les étoiles, la nature, la peur, l’orgueil ….se font et se défont au gré des aventures des êtres humains en quête de sensation et de découvertes. " Perfidie, orgueil, médisance et méchanceté/ Indifférence, insouciance, négligence et légèreté/Feront naufrage dans l’océan de Vérité/Quand l’être, enfin épuisé, jugera t-il/Ses actes rebelles et téméraires? /Quand l’être, enfin désabusé signera t-il /Le pacte de la paix sur terre/ Sortis du fin fond de ses tripes, ces vers en appellent pour un monde de paix et de sérénité. Les poèmes sont écrits dans un style brut, on dirait que les mots du poète s’impriment sur la feuille de papier grâce au souffle de sa voix, qui comme celle d’un dragon en danger, tente de se défendre devant un danger mortel quoique invisible. Grave, trop grave le verbe de Chérif. Il n’empêche, Chérif Abdedaïm a également écrit et édité des livres parascolaires à l’intention des lycéens comme "Français en Terminales" paru en 2008, réédité en 2009, le "Dictionnaire de grammaire"" et l’"Orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire" des manuels conformes au programme officiel, les élèves pouvant ainsi disposer de supports pour apprendre plus facilement la langue de Molière. Enfin, Chérif Abdedaïm va dans un très proche avenir récidiver avec une biographie sur Abdelhafid Boussouf dit Si Mabrouk, le père du renseignement algérien, un livre, qui est le résultat de deux années de recherches historiques et de recueil de témoignages auprès de ses compagnons d’armes et de proches. Par : ZAOUI ABDERAOUF (LE MIDI LIBRE DU 19 Décembre 2009)

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